Le Moniteur n°5094 13 juillet 2001
Un parking souterrain s’ouvre au jour


Deux failles plantées ont été percées le long d’un parking des années 6o à Rungis pour y introduire la lumière naturelle.
Les parkings souterrains construits pendant les années 6o dans les quartiers résidentiels et tertiaires posent des problèmes connus de désaffection. Mal éclairés, labyrin-thiques, lieux d’insécurité, ils constituent un enjeu de réhabilita-tion important pour les années à ve-nir. La restructuration menée à Rungis, dans le parc d’activités de la Silic construit par Michel Legrand en 1969, est l’exemple d’une solu-tion audacieuse, misant sur la qua-lité à long terme d’un quartier en voie de tertiarisation. Pour inciter les visiteurs à se garer en sous-sol au lieu d’encombrer les espaces ex-térieurs, deux entailles étagées et plantées ont été creusées le long du parking souterrain, sous une grande place bientôt réaménagée. La lumière naturelle pénétrant en sous-sol permet d’améliorer le confort visuel, le repérage spatial ainsi que la ventilation naturelle du parking (les extracteurs d’air sont supprimés).
Nouvelle façade
L’ancien voile périphérique une fois repris par des poteaux, de grandes allèges en béton blanc (imposées par la règle du C+D) composent une nouvelle façade. Les sorties pié-tonnes émergent des failles sous des passerelles de béton et d’acier, visibles de loin et situées à proxi-mité des accès des voitures pour fa-voriser le repérage du visiteur.
A l’intérieur, les plans tentaculaires ont été recoupés en unités plus pe-tites, mises en conformité (détec-tion incendie), dotées d’entrées sé-parées et reliées par des sas d’accès directs aux immeubles, vitrés (et coupe-feu). Une rampe de sortie commune à fort débit a été créée. Certains voiles porteurs en béton ont été perforés à la scie à cloche pour laisser passer la lumière et les vues.